Bonjour Internet !

Nous parlons un peu tous dans le corps professionnel du marketing Web du marketing de contenu, ou content marketing. C’est en pratique un terme assez générique qui peut englober plusieurs professions. Pour ma part, je veux qu’Assonance soit à la croisée des chemins entre les différents métiers du Web, qui figurent souvent comme des postes différents au sein de la même entreprise. Faire travailler ensemble un intégrateur, un développeur, un expert UX, un webdesigner, un rédacteur, un concepteur-rédacteur… dans le même sens pour un but unique.

Voici en résumé l’objectif des 10 points que je vais aborder dans ce billet, résumé dans cette infographie haute en couleur. Ce sont surtout des retours d’expérience, des sujets que j’ai rencontrés lors de mes projets et qui m’ont poussé à noter ces éléments comme étant importants à retenir.

Ces informations concernent une production de contenus régulière au sein d’une entité pour son site Web, hors grosse opération de communication qui est un projet à part entière et sur une autre échelle.

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1 – Contenu intéressant

Je crois que c’est la base. C’est même du pur bon sens. On ne demande pas nécessairement que chacun des contenus mis en ligne sur un site. Il s’agit au minimum de répondre à une question que peut se poser une personne du domaine traité. Cela peut être un sujet très commun, tout comme vous pouvez envisager un angle très spécialisé.

  • Que manger le midi ? – Les recettes de déjeuner des Français
  • Comment manger léger le midi ? – Composer un déjeuner équilibré et léger.
  • Quelles sont les traditions culinaires rethéloises ? – La cuisson du boudin blanc de Rethel

2 – Contenu vérifié, ou pas

Il est assez facile de se tromper. Si l’on a un doute, il vaut mieux vérifier. Je crois que c’est ma seule véritable hantise lorsque je conçois des contenus, notamment en rédaction, c’est de dire des choses fausses. C’est la raison pour laquelle j’aime avoir plusieurs sources différentes sur le même sujet, ne serait-ce que pour vérifier que chacun a la même information.

Cependant, vous pouvez aussi jouer dans l’ironie et le farfelu. Le risque étant également que personne ne soit réceptif à votre génie éditorial.

3 – Contenu indexable

Malheureusement, bon nombre de contenus en ligne que ce soit pour la mise en place de concours à forte dotation, ou pour une simple annonce de presse, il arrive qu’il ne soit pas indexé dans les moteurs de recherche.

Créer un contenu pour Internet sans que celui-ci ne soit SEO-friendly, c’est comme l’arbre qui tombe au milieu de la forêt. C’est en quelque sorte « Dans l’Espace, personne ne vous entendra crier » si l’on veut faire une référence cinématographique. Par ailleurs, les réseaux sociaux qui indexent aussi le contenu dans leur base afin d’attraper au vol les informations suffisantes pour les partages et les comptabiliser ont des critères somme toute très similaires aux moteurs de recherche.

Surtout, n’oubliez pas, 1 contenu = 1 URL.

4 – Contenu adapté à chaque support de diffusion sur le fond

En parlant de réseaux sociaux, les outils actuels permettent de spécifier le message avec lequel sera diffusé un contenu tout en gardant le même.

Il est possible de mettre en place un titre, une description, et une image de miniature spécialement pour les diffusions sur Twitter et Facebook.

Vous pouvez même tester le rendu :

Pour le SEO, j’apprécie particulièrement dans WP SEO by Yoast l’aperçu du résultat Google même si ce n’est qu’une simulation.

5 – Contenu adapté à chaque support de diffusion sur la forme

W3C !

Ensuite le Responsive c’est tout de mieux, quand c’est bien fait. Il y a de vrais professionnels pour cela, et je vous conseille de leur faire confiance en terme de rendu et de performance pour votre site Internet.

Un mot pour mon confrère de Refficience, si vous ne le connaissez pas.

6 – Contenu à la sémantique pertinente

On a beaucoup dit que faire du SEO c’était mettre 5 mots-clés et 3 liens dans un texte. C’est presque vrai, même si c’est un peu plus complexe quand même.

J’aime rappeler les origines du Web avec Tim Berners-Lee avec le rôle des liens, les raisons pour lesquelles les contenus sont normés. Tout ceci sert à ce qu’on puisse trouver ce que l’on cherche, et c’est fortement inspiré des fonctionnements des bibliothèques. D’ailleurs, les opérateurs de recherche de Google (author: etc.) sont directement repris des catalogues de bibliothèques. En ce sens, pour être accessible, il faut veiller à ce que le contenu possède et mettre en valeur les termes pour lesquels il sera susceptible d’être recherché. Ainsi on l’aide à être trouvé.

Pour connaître les termes courants, spécifiques, et pertinents d’un domaine, je vous envoie vers d’autres confrères pour l’outil YourTextGuru.

7 – Contenu pérenne

Supprimer le sous-domaine d’un projet éditorial par manque d’investissement, ne jamais faire de sauvegarde et voir les sites éditoriaux tomber, pages en erreur 500 toutes les 3 semaines, suppression totale d’un historique de plusieurs années de blog par l’agence qui reprenait le compte client… autant de choses que j’ai vues.

Outre les méfaits en terme de positionnements dans les moteurs, la perte des signaux sociaux, et la déception client, je pense que c’est tout bonnement de l’argent gâché.

8 – Contenu presque inédit

Différenciez le sujet de l’angle. Il est toujours possible de trouver un angle qui permet de parler d’un sujet autrement. Mais même lorsque rien ne paraît révolutionnaire, si vous en avez la capacité matérielle et un peu de mou dans la corde pour aller plus loin, un peu de débrouillardise et d’imagination peuvent faire beaucoup de choses.

9 – Contenu promu au bon moment

Bien entendu, les marronniers permettent de prendre l’aspiration sur un évènement afin de profiter de l’intérêt que lui porte à ce moment le public. Les Jeux Olympiques de Rio 2016 en sont un bel exemple dans le domaine du contenu opportuniste, mais pas forcément mal fichu.

Le creux de la vague n’est pas non plus une mauvaise option puisque l’esprit des internautes est sans doute plus libre. En effet, j’ai le souvenir d’un projet dont l’aboutissement devait en être l’apogée. Malheureusement, il a fallu que cela tombe au moment du rachat de l’entreprise concernée. Toute l’attention a été absorbée par cette information.

10 – Contenu qui peut être lié à l’enseigne

Certains bad buzz sont soupçonnés d’avoir été réalisés de manière volontaire pour attirer l’attention. Dans certains cas, je crois un peu à cette théorie du complot même si j’admets que cela est une stratégie risquée. Mais comme disait Easy E à Ice Cube dans le film N.W.A. Straight Outta Compton : la mauvaise publicité reste de la publicité. Oui, on a les références qu’on peut.

Dans tous les cas, le contenu doit porter à la marque/entreprise le bénéfice pour lequel il a été réalisé. L’objectif va de l’animation de site pour lui permettre d’acquérir en pertinence dans son domaine, jusqu’à la recherche de l’effet viral.

Voici donc mes 10 points. Vous avez un retour d’expérience à partager dans ce domaine ? J’attends vos retours !

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