Netlinking illustrationDans les chantiers à mettre en place pour acquérir du trafic sur le Web, il y a le référencement naturel. Je le vois assez simplement de cette manière :

  • Faire en sorte que les robots comprennent, identifient, indexent les pages d’un site,
  • faire en sorte que le monde entier nous aime pour nous faire des liens afin d’apporter de la visibilité au domaine travaillé.

Mais un sou est un sou, alors le Netlinking si chronophage et potentiellement dangereux lorsqu’on le fait mal, est-il si rentable ?

Le levier chronophage

Voici un bilan que j’ai réalisé récemment au bout de 6 mois de travail sur le Netlinking d’un site. Ici est présenté le levier de démarchage de partenaire. Principalement axé sur l’échange de visibilité et les partenariats éditoriaux, j’ai voulu mettre en place des liens chouettes. En conséquence, il demande plus de temps à être mis en place, car chacun demande un peu de réflexion et de travail. Le taux d’aboutissement de partenariat n’est que de 5 %. C’est relativement peu compte-tenu du temps passé, mais c’est aussi énorme par rapport aux domaines référents acquis.

netlinking-taux

Je précise tout de même que le démarchage de partenaires n’est pas le seul levier utilisé. Cependant il est très représentatif du rapport résultats/efforts.

Est-ce rentable ?

Lorsqu’on met en parallèle les courbes de progression de domaines référents, d’évolution de visibilité SEO, et de trafic SEO, on voit nettement une corrélation. Cependant, je vous rassure, un travail onsite avait également été réalisé en amont. Tout ne vient pas du Netlinking, et j’en suis la première persuadée.

Courbe de progression de domaines référents

Gain de domaines référents depuis novembre 2015 pour le site. (données Ahrefs)

Courbe de progression en terme de visibilité dans les moteurs de recherche

Gain en visibilité sur le nombre de mots-clés où le site apparaît dans les résultats naturels de Google depuis novembre 2015. (données SEMRush)

Courbe d'évolution de trafic SEO.

Évolution du trafic SEO du site depuis novembre 2015. (données Google Analytics)

Alors oui l’évolution est positif pour le site. Le domaine acquiert visiblement de la popularité, ce qui semble à première vue impacter sur sa visibilité dans les moteurs de recherche. Cerise sur le gâteau, des internautes cliquent même sur les résultats de recherche qui affiche le site pour générer du trafic SEO. Que demander de mieux ?

D’une part, il est compréhensible qu’un client demande clairement l’impact potentiel d’un travail sur un levier particulier comme le Netlinking sur sa croissance. Nous ne parlons pas de la croissance du site, mais bien celui de sa société. D’ailleurs, comment garantir que notre travail va vraiment être porteur ? Certes on peut toujours poser des indicateurs quantitatifs et qualitatifs, cependant je me suis déjà heurtée à des annonceurs me demandant quel était le réel intérêt du Netlinking, car rien ne prouvait qu’il s’agissait de ces actions en particulier qui avaient participé à la croissance.

Pour répondre à cette question, mon point de vue est de ne plus raisonner en mots-clés, mais en page de destination. Si les pages de destination stratégique travaillées croient (positions SEO + trafic) de la même manière que l’apport de liens vers elles, alors il y a un impact démontrable. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez vous aussi vous poser des questions quant à l’efficacité de votre travail.

Redéfinir les périmètres d’action

Mais que faire lorsque l’impact sur le chiffre d’affaires se fait attendre ? Vous avez le bonheur de disposer d’information de conversion et de génération de CA dans l’outil d’analyse de trafic. Cependant vous constatez que c’est stagnant voir même à la baisse, alors que votre visibilité augmente de manière incontestable.

Le problème peut venir d’ailleurs :

  • Période où personne n’a envie d’acheter vos produits sur Internet (inondations, coupures EDF, Euro 2016, etc.),
  • Page avec une expérience utilisateur déplorable,
  • Mauvaise réputation de l’annonceur,
  • Et bien d’autres choses.

N’oublions donc pas que nous ne sommes pas les seuls à intervenir, et que malgré tout le travail que l’on peut réaliser, c’est toujours l’internaute qui choisit s’il veut acheter ou pas.  Customer first ?

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